Le Sénat

Ni tout à fait le même, ni tout à fait un autre… Le Sénat d’aujourd’hui est plus partisan que celui d’hier peut-être parce qu’il a moins de prérogatives. Confronté au fait majoritaire et à la puissance présidentielle, contesté dans son mode d’élection, il fait mieux que survivre, il pèse. Entre deux tourmentes, les sénateurs apprennent à n’être ni paralysants ni paralysés. Les groupes parlementaires, incomplètement bipolarisés, accentuent leur emprise. La maîtrise du temps devient l’enjeu primordial et le règlement de servir le Sénat. Et malgré les rudesses de la Constitution, le deuxième législateur légifère assez efficacement. Pour le reste, sa faiblesse l’impossibilité dans laquelle il est de renverser le gouvernement est
devenue une force on le laisse innover davantage que l’Assemblée. Car c’est à trois que le jeu se joue : Gouvernement/Assemblée/Sénat, au Palais-Bourbon, au Luxembourg et, entre les deux, rue de Varenne. Le gouvernement le sait, qui tolère d’autant mieux la renaissance sénatoriale qu’elle le sert parfois. Du bicamérisme français, il est donc temps de rendre compte.

Pouvoirs n°44 – février 1988 – 200 pages
_ ISBN 2 130417140 ISSN n° 0152-0768

Sommaire

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Michel DREYFUS-SCHMIDT

Le métier de sénateur

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