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Etats-Unis

Pouvoirs n°129 - 1er octobre - 31 décembre 2008

4 novembre 2008. Élection présidentielle. Élections législatives, sénatoriales. Référendums. Pour la première fois dans l’histoire des États-Unis, le 44e président élu à la tête de la Fédération américaine est jeune et métis. La victoire du sénateur de l’Illinois âgé de 46 ans seulement et de son colistier, le sénateur Joe Biden, était pourtant tout sauf acquise. Pour la première fois aussi depuis l’élection de Jimmy Carter en 1976, un candidat démocrate remporte la majorité absolue des voix dans l’ensemble du pays. Pour la première fois enfin depuis les années 1970, la participation a atteint un de ses scores les plus élevés.
Stratège en chef de la campagne démocrate, David Axelrod est l’expert en communication qui a inventé le slogan de choc, auquel Barack Obama finit par se rallier, « Yes we can ! ».
L’écrasante victoire en faveur du « changement », maître mot de la campagne d’Obama, s’est manifestée par 52 % des suffrages emportés contre 47 % à John McCain, et une très solide majorité dans les deux chambres au Congrès. Le Parti républicain a enregistré de très sérieuses pertes au Congrès dans de vieux États bastions : ainsi du Sud et des États industriels.
Le scrutin a eu lieu de façon anticipée dans certains États, et parfois largement. Dans certaines parties de la Géorgie ou en Virginie il a eu lieu dès la fin septembre. Les électeurs pouvaient voter depuis le 25 septembre en Iowa et le 30 septembre dans l’important État de l’Ohio. Plus de 30 États permettent aux Américains de voter avant le 4 novembre. Ce vote anticipé qui touchait 14 % des électeurs en 2000 est passé à 20 % en 2004 et pourrait atteindre 30 % en 2008.

1. Élection présidentielle. Barack Obama, sénateur de l’Illinois formant un ticket avec Joe Biden, sénateur du Delaware, est élu. Avec 69 456 897 voix (52,9 %), l’emportant dans 28 États et le district de Columbia, contre 59 934 814 (45,7 %) et 22 États à John McCain, sénateur de l’Arizona, qui formait un ticket avec Sarah Palin, gouverneure de l’Alaska. Barack Obama obtient 365 électeurs (dont un au Nebraska) contre 173 à son adversaire. Ce sont les États les plus peuplés qui ont donné la victoire. Seuls parmi les grands États, le Texas et la Géorgie lui ont échappé. Ralph Nader, candidat consumériste indépendant, recueille 0,6 % et Bob Barr (Libertaire) 0,4 %.
49 % des hommes ont voté Obama contre 48 % McCain et 56 % des femmes contre 43 ont voté Obama. Si 43 % des Blancs ont voté Obama, 95 % des Noirs ont voté pour lui. 49 % des électeurs dont les revenus sont de 100 000 $ et plus ont également voté pour lui.
La participation a été de plus de 64 %.
Barack Obama doit sa victoire notamment à l’importance de sa collecte de fonds avec 639 millions de dollars contre 360 à John McCain. Dans les derniers jours le candidat démocrate a pu dépenser trois fois plus que son adversaire en publicités.
On remarquera le comportement très élégant de John McCain lorsqu’il reconnaît sa défaite. De son côté, Sarah Palin commence à penser à 2012.
Barack Obama a gagné des États à fort ancrage républicain tels la Floride, l’Indiana ou la Virginie. D’une manière générale, l’ensemble des Swing States, soit les États les plus disputés et qui avaient massivement voté en faveur de Bush 4 ans plus tôt, sont passés dans le camp démocrate. C’est le cas de l’Ohio, du Colorado, du Nevada ou encore du Nouveau-Mexique. Cette fois-ci, les « Latinos » ont de nouveau voté majoritairement pour les démocrates et ont fait basculer l’élection, notamment dans l’État clé de l’Ohio où la défaite des conservateurs est historique. Ces Américains d’origine hispanique représentant 15 % de la population sont retournés dans le giron démocrate, après avoir fait élire et réélire G.W. Bush. L’Ohio est une de ces régions de vieille industrie dans lesquelles M. Obama a eu des difficultés à communiquer avec une partie de l’électorat démocrate, blanc et conservateur. Il a tout de même fini par y triompher. Concernant le Colorado ou le Nouveau-Mexique jusque-là ancrés à droite, ils ont voté cette fois-ci démocrate dans une partie du pays où sont concentrées les activités économiques nouvelles (informatique, haute technologie ou biotechnologie). Ces succès sont d’autant plus significatifs qu’ils se situent dans l’environnement immédiat de John McCain et de son Arizona. Cette élection a aussi confirmé que les États du Midwest et des Rocheuses d’un côté, quelques États du Sud-Est de l’autre (Alabama, Mississippi, Caroline du Sud) restent les terres de prédilection conservatrices. Néanmoins, dans le Midwest, Barack Obama a remporté, comme prévu, l’Iowa, qui avait été la rampe de lancement de sa candidature aux primaires démocrates, en janvier. Ses autres conquêtes au Sud (comme la Virginie et la Floride, anciens États sudistes, c’est-à-dire esclavagistes) confèrent à sa victoire un caractère national et transpartisan. Les démocrates, eux, confirment leur présence sur la côte Ouest et le Nord-Est (la Nouvelle-Angleterre et la région des Grands Lacs).
L’élection officielle du président par les « électeurs », réunis dans la capitale de leur État, a lieu, sans surprise, le 15 décembre 2008. Leurs votes certifiés sont transmis au nouveau Congrès qui se réunira le 6 janvier pour compter les votes du collège électoral.
La prise de fonction (« l’inauguration ») a lieu le 20 janvier à midi.

2. Congrès. Déjà majoritaire au Congrès, le parti de l’âne (démocrate) renforce sa domination sur le Sénat et la Chambre des représentants. En même temps que l’élection présidentielle, les Américains étaient appelés à renouveler un tiers des sénateurs, soit 35 sièges, et la totalité des membres de la Chambre des représentants (435).
Pour la première fois depuis 1992, les démocrates contrôlent la Maison-Blanche et le Congrès.
a) Au Sénat où étaient à pourvoir 35 sièges, les démocrates détiendront au moins 58 sièges contre 41 pour les républicains. Ils remportent 5 nouveaux sièges et conservent les 12 sièges qu’ils défendaient dans le cadre du renouvellement par tiers. Cependant ils n’ont pu atteindre la barre des 60 sièges, seuil minimum pour empêcher l’opposition d’utiliser la méthode de l’obstruction systématique (filibustering), procédure qui donne aux sénateurs le droit de bloquer ou retarder l’examen d’un texte.
En Alaska, le maire démocrate d’Anchorage l’emporte face au sénateur sortant républicain Ted Stevens, condamné pour corruption le 27 octobre et plus ancien élu au Sénat.
Les démocrates l’emportent en Alaska, Arkansas, Colorado, où Mark Udall est élu, Dakota du Sud, Delaware – il s’agit de Joe Biden −, Illinois, Iowa, Louisiane, Massachusetts, Michigan, Montana, New Hampshire, New Jersey, Nouveau-Mexique où Tom Udall, cousin du nouveau sénateur du Colorado, est élu, Oregon, Rhode Island, Virginie, Virginie-Occidentale. (Ils gagnent l’Alaska, la Caroline du Nord où Kay Hagan bat la républicaine Elizabeth Dole, le Colorado, le New Hampshire où Jeanne Shaheen l’emporte sur le sénateur républicain John Sununu, le Nouveau-Mexique, l’Oregon et la Virginie avec Mark Warner qui emporte un siège longtemps occupé par le républicain John Warner).
Les républicains l’emportent en Alabama, Caroline du Nord, Caroline du Sud, Idaho, Kansas, Kentucky, Maine, Mississippi, Nebraska, New Jersey, Oklahoma, Tennessee, Texas, Wyoming (2 sièges).
Un scrutin partiel, le 2 décembre, en Géorgie conduit à la victoire du républicain Saxby Chambliss.
Un dernier siège, dans le Minnesota, reste à attribuer, les bulletins devant être recomptés.
b) À la Chambre des représentants les démocrates ont au moins 256 élus contre 176 républicains. Avec Anh « Joseph » Cao, 41 ans, avocat à La Nouvelle- Orléans, républicain, le premier Américain d’origine vietnamienne entre au Congrès.

3. 11 élections gubernatoriales avaient lieu dans 11 États. Les démocrates l’emportent dans 7 États. Dans le Delaware, Jack Markell, démocrate, obtient 68 % contre 32 % à William Lee, républicain, et 0,5 % à Jeffrey Brown, succédant à Ruth Ann Minner, démocrate, non candidate ; en Indiana, Mitch Daniels, gouverneur républicain, est réélu avec 57,8 % des voix contre 40,1 % à Jill Long Thompson et 2,1 % à Andy Horning, libertarien ; dans le Missouri, Jay Nixon, démocrate, avec 58 % l’emporte sur le républicain Kenny Hulshof qui obtient 39,5 %, Andrew Finkenstadt, libertarien avec 1,1 % et Gregory Thompson, constitutionnaliste, avec 1,0 %, alors que le gouverneur sortant républicain Matt Blunt ne se représentait pas ; au Montana, le gouverneur Brian Schweitzer, démocrate, est réélu avec 65,4 % contre 32,6 % à Roy Brown, républicain, et 2,0 % à Stan Jones, libertarien ; dans le New Hampshire, John Lynch, démocrate, est réélu avec 70,2 % contre 27,6 % à Joseph Jenney, républicain, et 2,2 % à Susan Newell ; en Caroline du Nord, où le démocrate Mike Easley ne pouvait être candidat, Beverly Perdue, démocrate, est élue avec 50 % contre 47 % au républicain Pat McCrory et 2,9 % à Michael Munger, libertarien : c’est la première fois qu’une femme est élue ; au Dakota du Nord, John Hoeven est réélu avec 74,4 % contre 24 % à Tim Mathern, démocrate, et 2,1 % à Du Wayne Hendrickson, indépendant ; dans l’Utah, le républicain Jon Huntsman est réélu avec 77,7 % contre 19,7 % au démocrate Bob Springmeyer et 2,6 % à Dell Schanze ; dans le Vermont, le gouverneur républicain Jim Douglas est réélu avec 54,7 % contre 21,2 % à l’indépendant Anthony Pollina, 21,1 % au démocrate Gaye Symington, 1,1 % à Tony O’Connor, indépendant, 0,8 % à Sam Young, indépendant, 0,6 % à Pete Diamondstone (lu) et 0,5 % à Cris Ericson, Parti de la Marijuana ; dans le Washington, la gouverneure démocrate Christine Gregoire est réélue avec 53,3 % contre 46,7 % au républicain Dino Rossi ; en Virginie- Occidentale, le gouverneur démocrate Joe Manchin est réélu avec 69,8 % contre 25,7 % au républicain Russ Weeks et 4,5 % à Jesse Johnson (m).
Dans le territoire des Samoa américaines, le gouverneur Togiola Tulkafono, démocrate, est réélu au second tour avec 55,7 % contre 44,3 % à Utu Abe Malae, indépendant. (Au premier tour, le gouverneur avait obtenu 41,3 % contre 31,4 % à Utu Abe Malae, 26,8 % à Afoa Moega Lutu, indépendant, et 0,5 % à Tuika Tuika.)
À Porto Rico, Luis Fortuño (np) triomphe avec 52,7 % du gouverneur sortant Anibal Acevedo Vila (pd) avec 41,3 %, de Rogelio Figueroa (prfpr) avec 2,8 % et de Edwin Irizarry Mora (pri) avec 2,0 %.
Dans les 39 États où il n’y avait pas élection, 22 gouverneurs sont démocrates et 17 républicains. En 2010, 36 gouverneurs seront renouvelables.

4. 153 référendums et initiatives populaires ont lieu dans 35 États. Ainsi dans le Washington les électeurs sont appelés à se prononcer sur l’instauration d’un suicide assisté pour les malades en phase terminale. L’initiative est soutenue par un ancien gouverneur, Booth Gardner, atteint de la maladie de Parkinson. Actuellement, seul l’Oregon autorise l’euthanasie, la loi adoptée en 1997 ayant été validée par la Cour suprême en 2006 par 6 voix contre 3.
En Californie, la Proposition 8 visant à interdire le mariage homosexuel autorisé par l’État depuis le 18 juin est approuvée par 52,4 % des suffrages. Le même jour un référendum sur la même question avait lieu en Floride, Arizona et Arkansas. Le mariage homosexuel a également été refusé. Actuellement, 29 États ont déjà légiféré pour interdire le mariage entre personnes du même sexe. Seuls le Connecticut et le Massachusetts l’ont autorisé et une décision est attendue en Iowa en décembre.
La question est de savoir ce qu’il en sera de la validité du mariage des 18 000 couples unis depuis le 18 juin en Californie.
Un autre référendum en Californie approuve à 51 % la création d’une ligne TGV.
Le Nebraska par 58 % et le Colorado rejettent la discrimination positive. Le Dakota du Sud et le Colorado refusent d’interdire l’avortement.
Le Michigan rend légal l’usage médical de la marijuiana.

5. L’équipe Obama. Le Washington Post a qualifié la composition du nouveau gouvernement de « centriste ». Pragmatisme et consensus l’ont emporté. Avec la nomination d’Hillary Clinton choisie le 1er décembre comme chef de la diplomatie, la reconduction de Robert Gates à la Défense et la nomination de James Jones, ancien commandant des forces de l’otan en Europe et proche de John McCain pendant la campagne, au poste de conseiller à la Sécurité nationale, le réalisme et l’expérience font leur retour en politique étrangère américaine.
Il proposera Eric Holder, afro-américain, 57 ans, ancien de l’administration Clinton comme Attorney General. Avocat, il avait été le premier Noir à devenir procureur général de Washington.
Plus surprenante est la décision de maintenir Robert Gates à la Défense. Âgé de 65 ans, il avait été nommé il y a deux ans pour remplacer Donald Rumsfeld. C’est la première fois qu’un nouveau président conserve un secrétaire à la Défense issu du parti adverse. Même s’il s’était opposé publiquement à la politique de confrontation systématique du président Bush avec l’Iran et avait tenté – sans succès – de fermer Guantanamo, cet ancien de la cia a été accusé par les démocrates d’avoir couvert la filière Iran-Contra en 1986 pour financer les armes à destination des contras du Nicaragua. Il a aussi été chargé d’entraîner et de financer les Moudjahidines afghans dans les années 1980.
Avec le choix de Janet Napolitano, 56 ans, Barack Obama montre que le terrorisme peut être traité autrement que sous l’angle de la sécurité. La gouverneure de l’Arizona est plutôt une spécialiste de la sécurisation des frontières et de l’immigration. La nomination la plus attendue fut celle, le 24 novembre, de Timothy Geithner, 47 ans, au Trésor (équivalent du ministère des Finances). Il s’illustre comme un spécialiste respecté des mécanismes économiques et un partisan de Keynes et de l’intervention de l’État.
Seul gouverneur américain (Nouveau-Mexique) d’origine hispanique, ancien ambassadeur des États-Unis à l’onu, ancien secrétaire à l’Énergie de Bill Clinton, Bill Richardson, 61 ans, est proposé le 3 décembre secrétaire au Commerce. Malheureusement, au centre d’une enquête pour corruption, il renonce le 4 janvier.
Encore une première avec la désignation du premier Asiatique nommé au gouvernement. Le 6 décembre, jour du 67e anniversaire de Pearl Harbor, Barack Obama annonce qu’il va nommer le général de réserve Eric Ken Shinseki comme ministre des Anciens combattants. Né à Hawaii, âgé de 62 ans, sa famille est d’origine japonaise. Blessé au Vietnam, il est devenu le premier général 4 étoiles d’origine asiatique des États-Unis. Il avait été contraint de partir à la retraite par Donald Rumsfeld avec lequel il était en désaccord sur l’intervention en Irak.
Tom Daschle, 61 ans, ex-leader de la majorité démocrate au Sénat, est proposé le 11 décembre comme secrétaire à la Santé et devra mettre en place la réforme de l’assurance santé.
Le 13 décembre, Shaun Donovan est désigné comme secrétaire au Logement et au Développement urbain.
Le 15 décembre, Steven Chu, prix Nobel de physique, est choisi pour être secrétaire à l’Énergie. C’est un partisan de la recherche d’énergies renouvelables et alternatives. Barack Obama nomme John Oldren, physicien de Harvard, très critique à l’égard de la politique environnementale de l’administration Bush, en tant que premier conseiller scientifique. Lisa P. Jackson est proposée comme administrateur de l’Agence de protection environnementale.
C’est une rupture avec l’administration Bush.
Le 16 décembre, Betty Currie, ex-secrétaire particulière de Bill Clinton, rejoint l’équipe de Barack Obama et Arne Duncan est proposé comme secrétaire à l’Éducation.
Le lendemain Tom Vilsack est désigné comme secrétaire à l’Agriculture.
Le gouvernement a été finalisé le 19 décembre. Le président élu a ainsi nommé quinze futurs ministres et six membres de l’administration qui auront rang de ministres. L’ancien maire démocrate de Dallas âgé de 54 ans, Ron Kirk, a ainsi obtenu le poste de représentant pour le Commerce. Il avait été le premier maire noir de Dallas (1995-2001) et est considéré comme un partisan du libre échange au sein d’un parti démocrate traversé par un important courant protectionniste. En le présentant, Barack Obama a assuré que Ron Kirk « sait qu’il n’y a aucune contradiction entre défendre le libre échange et les travailleurs américains ». Autre désignée : Hilda Solis. La représentante de la Californie, âgée de 51 ans, devient la future secrétaire au Travail. Cette infatigable avocate des droits sociaux est la troisième Hispanique choisie dans le gouvernement du futur président après Bill Richardson au Commerce et Ken Salazar aux Affaires intérieures, et symbolise plutôt l’aile gauche du parti démocrate. Plus à droite sur l’échiquier politique américain, mais d’une sensibilité lui permettant de s’affranchir des clivages partisans, le représentant républicain de l’Illinois Ray LaHood a été nommé comme secrétaire aux Transports.
L’équipe est unique : cinq femmes, quatre Noirs, trois Latinos, deux Asiatiques, et tous affichent une expérience politique incontestable.
C’est Rahm Emanuel, 49 ans, qui sera secrétaire de la Maison-Blanche. Il fut directeur politique de Bill Clinton et l’un de ses plus proches conseillers, et est actuellement représentant de l’Illinois. Sa nomination suscite des inquiétudes dans les pays arabes car il est le fils d’un des cofondateurs de l’Irgoun.
Robert Gibbs, 37 ans, porte-parole de Barack Obama pendant la campagne électorale, sera secrétaire à la presse, Paul Volcker, 81 ans, ancien président de la réserve fédérale, nommé par Jimmy Carter, sera le chef des conseillers économiques de Barack Obama. James Jones, 66 ans, général 4 étoiles, parfaitement francophone, qui a fait campagne aux côtés de John McCain, sera conseiller à la sécurité nationale.


Référence électonique : "Pouvoirs n°129 - 1er octobre - 31 décembre 2008". Consulté le 9 décembre 2019 sur le site de Pouvoirs, revue française d’études constitutionnelles et politiques. URL : https://revue-pouvoirs.fr/Pouvoirs-no129-1er-octobre-31,1755.html

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