Pouvoirs, revue française d'études constitutionnelle et politiques

Index des auteurs

Tous les numéros de Pouvoirs
Cliquez dans la liste pour accéder à un numéro.
Archives intégralement gratuites au-delà de 3 ans

La newsletter

version_mobile_du_site
Version mobile
groupe_facebook
Groupe Facebook
flux_rss
Flux RSS
alter_éco
Numéros papiers
lienSeuil
lienCairn
Version imprimable de cet article Version imprimable

Afrique du Sud

Pouvoirs n°128 - 1er juillet - 30 septembre 2008

12, 21 et 23 septembre 2008. Jacob Zuma. Le procès de Jacob Zuma pour corruption s’ouvre devant le tribunal de Pietermaritzburg. Il est accusé d’avoir perçu en dix ans 782 pots-de-vin pour un total de plus de 4 millions de rands (350 000 ). Le procès est suspendu et ajourné au 12 septembre. Le tribunal accepte la requête en non-lieu de la défense. Il a désormais les mains libres pour conquérir la présidence en 2009. Mais, le 17 septembre, le procureur fait appel du non-lieu.
Malgré tout, ce non-lieu permet à Jacob Zuma de précipiter les choses en contraignant Thabo Mbeki, 66 ans, qui avait succédé le 16 juin 1999 à Nelson Mandela, à démissionner. Deux possibilités étaient envisageables. Soit une partie importante de l’African National Congress (Anc) se prononçait en faveur d’une démission, soit le président était démis par un vote des deux tiers des députés entraînant des élections anticipées. Le comité exécutif de l’Anc se réunit le 19 septembre. Le président Mbeki est contraint à la démission le 21 septembre.
Cette démission est l’épilogue d’une crise commencée en 2005 opposant, au sein de l’ancien mouvement de libération qui dirige l’Afrique du Sud depuis la fin de l’apartheid, Thabo Mbeki à son vice-président Jacob Zuma qui avait été alors limogé. Soutenu par le parti communiste et la puissante centrale syndicale Cosatu (Convention of South African Trade Unions), ce dernier a réussi en décembre 2007 à implanter ses partisans à tous les postes des instances dirigeantes de l’Anc et conquérir la tête du parti.
La vice-présidente Phumzile Mlambo-Ngcuka quitte aussi ses fonctions, ainsi que 10 ministres sur 29. Le Parlement élit un nouveau chef de l’État, ne pouvant élire Jacob Zuma car il n’est pas député.
L’Anc désigne le 22 septembre son vice-président, Kgalema Motlanthe, proche de Jacob Zuma, ancien syndicaliste, 59 ans, emprisonné pendant dix ans avec Nelson Mandela, pour succéder à Thabo Mbeki jusqu’en avril 2009. Le 23 septembre, le Parlement décide que la démission de Thabo Mbeki sera effective le 25 septembre. Ce jour-là Kgalema Motlanthe est élu par l’Assemblée nationale par 269 voix sur 360. Le président Mbeki entend réagir, notamment en saisissant la Cour constitutionnelle.

Référence électonique : "Pouvoirs n°128 - 1er juillet - 30 septembre 2008". Consulté le 8 décembre 2019 sur le site de Pouvoirs, revue française d’études constitutionnelles et politiques. URL : https://revue-pouvoirs.fr/Pouvoirs-no128-1er-juillet-30,1730.html

Voir aussi dans cette rubrique