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Espagne

Pouvoirs n°126 - 1er janvier - 31 mars 2008

9 mars 2008. Élections législatives. Le
20 décembre 2007, le chef du gouvernement
José Luis Rodriguez Zapatero
annonçait la dissolution du Parlement
le 14 janvier 2008. 35,3 millions d’Espagnols
étaient ainsi appelés aux urnes
pour renouveler l’ensemble du Parlement
(Cortes Generales) soit 350 députés et
208 sénateurs.
La tension est grande entre les socialistes
et l’Église. Le PSOE critique le
rassemblement « Pour la famille chrétienne
 » organisé le 30 décembre par
l’archevêché de Madrid. Les évêques
reprochent, dans une note d’« orientation
morale » au Premier ministre d’avoir
négocié avec « l’organisation terroriste »
ETA. Le gouvernement espagnol fait
connaître au Saint-Siège son « malaise »
et son « indignation ». L’épiscopat réaffirme
officiellement sa neutralité.
Alberto Ruiz-Gallardón, maire de
Madrid, cousin de Cecilia Ciganer-
Albeniz, ex-Sarkozy, est écarté des listes
du Parti populaire aux élections législatives.
Représentant du courant modéré
il espérait trouver là un tremplin pour
sa carrière politique. C’est une victoire
du camp ultraconservateur.
José Luis Rodriguez Zapatero, 47 ans,
et Mariano Rajoy, 52 ans, modéré, s’affrontent
pour la seconde fois.
La fin de la campagne électorale est
endeuillée le 7 mars par l’assassinat d’un
ancien conseiller municipal socialiste
à Mondragón. Socialistes et conservateurs
décident de mettre fin à la campagne
électorale.
Le Parti socialiste remporte à nouveau
les élections manquant de très
peu la majorité absolue aux Cortes. Le
bipartisme se renforce en Espagne. Le
PSOE obtient 43,64 % (+1,04) des voix et
169 élus (+5) contre 40,12 % (+2,52) et
153 (+5) députés au Parti populaire qui
obtient le deuxième meilleur résultat
de son histoire et progresse en voix
(+400 000). Les deux grands partis réunissent
ensemble 84 % des voix. Ces
résultats se font au détriment des petites
formations nationales ou régionales. La
Gauche unie, alliance des communistes
et des écologistes avec 3,8 % passe de 5 à
2 élus, et les autres partis, presque tous
régionalistes, tombent de 33 à 25 dont
11(+1) à ciu des nationalistes catalans,
6 (-1) au Parti nationaliste basque, 3 (-5)
aux indépendantistes catalans d’ERC,
2 (=) aux nationalistes galiciens du BNG,
2 (-1) à la Coalition canarienne, 1 (=) aux
Basques de Navarre. Il y a aussi un élu
laïque antiséparatiste de l’Union Progrès et Démocratie (UPYD). Il manque
8 élus au PSOE pour atteindre la majorité
absolue. Suite à la déroute des écolocommunistes
d’Izquierda Unida et des
indépendantistes catalans d’Esquerra
republicana, ses alliés, José Luis Zapatero
va sans doute chercher le soutien
des deux partis nationalistes catalans
et des basques de centre droit.
Le même jour avaient lieu des élections
régionales en Andalousie qui voient la
victoire du PSOE avec 48,2 % (-1,8) et 56
(-5) des 109 sièges contre 38,6 % (+7,0) au
pp qui a 47 (+10) élus. Avec 7,1 % (-0,4), la Gauche unie conserve ses 6 députés.
En revanche les régionalistes au sein
de la Coalition andalouse, avec 2,8 %
(-3,3) perdent leurs 5 députés. D’autres
partis recueillent 3,3 % (+1,5) et n’ont
aucun élu.
La participation a été de 73,6 %.
Elections législatives 2008 (Espagne)

Référence électonique : "Pouvoirs n°126 - 1er janvier - 31 mars 2008". Consulté le 8 décembre 2019 sur le site de Pouvoirs, revue française d’études constitutionnelles et politiques. URL : https://revue-pouvoirs.fr/Pouvoirs-no126-1er-janvier-31-mars,1565.html

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