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Turquie

Pouvoirs n°124 - 1er juillet - 30 septembre 2007

22 juillet 2007. Élections législatives.
Issu de la mouvance islamiste, le parti au
pouvoir, le Parti de la justice et du développement
(AKP) du Premier ministre
Recep Tayyip Erdogan remporte un
triomphe aux élections législatives avec
46,6 % (+13) des suffrages. Jamais un
parti n’a obtenu un tel succès depuis
plus de vingt ans. L’AKP dispose de
341 sièges (-22) sur 550. Il devance largement
le Parti républicain du peuple,
kémaliste (CHP), toujours dirigé par
Denyz Baikal, pour lequel, avec 20,8%
et 112 élus (-66), il s’agit d’une lourde
défaite, et les ultranationalistes antieuropéens
du Parti de l’action nationaliste
(MHP) avec 14,5% et 70 sièges.
Les indépendants kurdes du Parti pour
une société démocratique (DTP) auront
24 sièges. C’est la première fois qu’il y
a un groupe kurde.
Le Parlement est plus morcelé que
le précédent.
Le mode de scrutin est la représentation
proportionnelle selon la méthode
d’Hondt avec des seuils. La formation
politique doit être implantée dans au
moins la moitié des provinces et un
tiers des districts provinciaux, présenter
deux candidats à chacun des sièges dans
au moins la moitié des provinces, avoir
recueilli au moins 10% du total national
des suffrages, avoir obtenu dans la circonscription
un nombre de suffrages
valables au moins égal au quotient électoral
simple applicable.

20 août 2007. Élection présidentielle.
À la suite de l’invalidation par la Cour
constitutionnelle du scrutin du 22 avril,
en raison de l’absence de quorum (2/3
des députés), puis de l’échec du scrutin
du 6 mai, il aura fallu trois autres scrutins
pour que le Parlement élise Abdüllah
Gül, ministre des Affaires étrangères.
Pourtant, le Premier ministre Recep
Tayyip Erdogan semblait réticent et
souhaitait une candidature plus consensuelle.
La candidature a suscité en effet des
polémiques en raison de la volonté de
son épouse, Hayrünnisa Gül, 42 ans,
de porter le « turban », nom donné au
voile islamiste en Turquie. Empêchée de
s’inscrire en lettres arabes à l’Université
d’Ankara pour son refus de présenter
une photo d’identité tête nue, elle avait
porté son action devant la Cour européenne
des droits de l’homme mais
s’était désistée en 2004 lorsque son
mari était devenu ministre des Affaires
étrangères.

Référence électonique : "Pouvoirs n°124 - 1er juillet - 30 septembre 2007". Consulté le 8 décembre 2019 sur le site de Pouvoirs, revue française d’études constitutionnelles et politiques. URL : https://revue-pouvoirs.fr/Pouvoirs-no124-1er-juillet-30,488.html

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