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Carlos-Miguel PIMENTEL

L’opposition, ou le procès symbolique du pouvoir

Pouvoirs n°106 - L’opposition - janvier 2004 - p.45-62

L’opposition est bien plus qu’une simple minorité numérique : l’hypothèse
défendue ici est qu’elle s’est construite par une transposition du modèle historique
de la responsabilité pénale des ministres, la majorité parlementaire
assumant le rôle de la défense, et l’opposition celui de l’accusation. On pourrait
parler, à cet égard, d’une structure accusatoire du débat public anglais,
qui donne tout son sens au phénomène de l’opposition. La symbolique
pénale de l’opposition n’a pas qu’une importance historique : la figure du
procès a en effet permis à l’opposition de trouver une place légitime, de développer
le conflit politique tout en dégageant un consensus fondamental sur
le régime. Faute d’un tel consensus, l’opposition n’a pas pu se développer pleinement
(comme dans les régimes de concordance), ou n’a été que partiellement
reconnue par le droit (comme dans l’exemple français).

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Référence électonique : Carlos-Miguel PIMENTEL, "L’opposition, ou le procès symbolique du pouvoir", Pouvoirs, revue française d’études constitutionnelles et politiques, n°108, 108 - L’opposition, p.45-62. Consulté le 2017-05-26 03:53:50 . URL : http://revue-pouvoirs.fr/L-opposition-ou-le-proces.html

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