Pouvoirs, revue française d'études constitutionnelle et politiques

Index des auteurs

Tous les numéros de Pouvoirs
Cliquez dans la liste pour accéder à un numéro.
Archives intégralement gratuites au-delà de 3 ans

La newsletter

version_mobile_du_site
Version mobile
groupe_facebook
Groupe Facebook
flux_rss
Flux RSS
alter_éco
Numéros papiers
lienSeuil
lienCairn
Version imprimable de cet article Version imprimable

Philippe ARDANT, Annie KRIEGEL

Introduction

Pouvoirs n°21 - Le système communiste mondial - mai 1982 - p.3

Pouvoirs a déjà consacré l’un de ses numéros à V Union soviétique (n° 6, septembre 1978) et un autre à la Chine (n° 3, décembre 1977), soit aux deux expériences étatiques les plus imposantes du monde socialiste.

La tentative que représente ce numéro-ci repose sur une tout autre ambition et correspond à une sorte de changement paradigmatique dans l’étude du communisme. Rompant en effet avec le carcan des études sectorielles dont le cadre est emprunté à l’idée que l’Occident se fait de l’acteur historique par excellence - l’Etat national ou, à la rigueur, l’empire -, il part de l’hypothèse que V Union soviétique n’est qu’une pièce certes première, primordiale, centrale, motrice, mais une pièce d’un système qui en compte beaucoup d’autres, à savoir le système communiste mondial. Un système qui, en lui-même, n’est pas exclusivement territorial et bien moins encore purement étatique ; car il se déploie dans une pluralité de champs : le champ théorique, le champ stratégique, le champ politique, le champ institutionnel, etc.

Ce glissement ne surgit pas de manière arbitraire, il est au contraire lié à une mutation objective du phénomène communiste qui, des années 60 aux années 80, s’est considérablement développé, compliqué, sophistiqué. Ce changement d’hypothèse n’est pas seulement le produit d’une évolution du réel, il est aussi scientifiquement avantageux et ce pour deux raisons : d’une part il permet de recentrer le système tout entier sur ce qui est le lieu de sa véritable vitalité, une vitalité qui n’est pas d’abord d’ordre étatique mais qui découle du fait qu’à l’origine il y eut un projet, un projet communiste qui se développe selon un processus à observer dans le cours de sa réalisation ; d’autre part choisir un tel paradigme, c’est se donner les moyens d’observer les ressources différenciées et la mobilisation des moyens qui sont mis au service de ce projet.

A l’intérieur de l’hypothèse, les réponses données ici ne sont évidemment ni uniformes ni homogènes.

Référence électonique : Philippe ARDANT, Annie KRIEGEL, "Introduction", Pouvoirs, revue française d’études constitutionnelles et politiques, n°21, 21 - Le système communiste mondial, . Consulté le 2017-07-24 02:31:28 . URL : http://revue-pouvoirs.fr/Introduction,3008.html

auteurVoir tous les articles de ARDANT Philippe

auteurVoir tous les articles de KRIEGEL Annie