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Soudan

Pouvoirs n°130 - 1er janvier - 31 mars 2009

4 mars 2009. Cour pénale internationale (cpi). Le 4 mars, la cpi émet un mandat d’arrêt contre le président Omar el-Béchir pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité.
Le dictateur soudanais reçoit le soutien de la Chine, de la Russie, des pays arabes, africains et musulmans. Beijing demande notamment la suspension de la procédure comme le permet l’article 16 du traité de Rome, sur décision du Conseil de sécurité. C’est aussi la solution préconisée par l’Union africaine.
La réaction du président el-Béchir se manifeste par l’expulsion de treize ong dont Médecins sans frontières, le 5 mars. L’opposant islamiste Hassan al-Tourabi, 76 ans, à peine libéré de prison le 9 mars, apporte son soutien à la cpi.
Le mandat d’arrêt aurait dû empêcher le président soudanais de sortir du Soudan. Pourtant le 23 mars il fait un voyage officiel en Érythrée. Nouveau défi, le 25 mars il est au Caire. Défi maximum, il participe le 30 mars au sommet de la Ligue arabe à Doha. Seule la Jordanie, parmi les membres de la Ligue, est partie au statut de la cpi.

Pouvoirs n°124 - 1er juillet - 30 septembre 2007

Juillet 2007. Darfour. Une force militaire
européenne va être déployée à
partir d’octobre au Tchad et en Centrafrique
pour sécuriser les camps des
réfugiés venus du Darfour.
Le 31 juillet, le Conseil de sécurité
autorise à l’unanimité le déploiement
d’une force ONU-Union africaine de
19 355 soldats et 6 432 policiers.
Du 3 au 6 août, des commandants
représentant huit mouvements rebelles
et des émissaires de la communauté
internationale se réunissent à Arusha
en Tanzanie pour unifier les factions
rebelles et tenter des pourparlers. La
rébellion avait été lancée en 2003 par
le Mouvement/Armée de libération du
Soudan (SLA) et le Mouvement pour
la justice et l’égalité mais ceux-ci ont
connu de nombreuses scissions ou dissidences.
Ils s’entendent sur une plateforme
commune en vue d’une reprise
des négociations portant sur « le partage
des richesses, les arrangements sécuritaires,
les problèmes liés à la terre et aux
questions humanitaires ». Deux personnalités
de la rébellion manquaient :
Abdel Wahid Mohammed Nour, en exil
en France et boycottant la réunion, et
Suleiman Janous, retenu dans un hôpital
au Soudan.
Le 23 août, le Soudan expulse le
représentant de l’Union européenne et
la chargée d’affaires canadienne parce
qu’ils auraient eu des contacts avec l’opposition,
avec des rebelles du Darfour et
des ONG dissidentes. Le représentant de
l’UE est invité à revenir au Soudan ayant
reçu des « excuses ».
Le 29 août, en représailles, le Canada
expulse un diplomate soudanais.
Le 27 août, le Conseil de sécurité a
autorisé le déploiement de soldats européens
au Tchad et en Centrafrique.
La désignation du général rwandais
Karenzi Karake comme numéro deux de
la future force de paix au Darfour, alors
qu’il est accusé d’avoir déjà couvert des
crimes commis par des troupes sous son
commandement, suscite un malaise.
Du 4 au 6 septembre, le secrétaire
général de l’ONU Ban Ki-moon se rend
à Khartoum. Des négociations de paix
auront lieu le 27 octobre en Libye,
a-t-on annoncé.
Le 25 septembre, le président Sarkozy
présente au Conseil de sécurité, que
la France préside en septembre, un
projet de résolution créant une force
mixte ONU-Union européenne de 4 000
hommes dont 1500 Français dans l’est
du Tchad et le nord-est de la RCA. Elle
est adoptée à l’unanimité pour garantir
la sécurité dans les camps et assurer les
arrières de la force mixte ONU-Union
africaine.